Par Neilley Claude EBESSA
Journaliste kick442.com – Cameroon
Le choc tant attendu du Groupe C de la Coupe du Monde 2026 a tenu toutes ses promesses. Dans un MetLife Stadium en ébullition, le Brésil et le Maroc se sont livrés un duel d’une intensité folle. Si les Lions de l’Atlas ont frappé les premiers grâce à une inspiration géniale d’Ismael Saibari, la Seleção a pu compter sur la foudre de Vinícius Júnior pour recoller au score. Un match nul (1-1) spectaculaire qui lance idéalement la compétition pour les deux formations.
Entrés dans la compétition sans aucun complexe face aux quintuples champions du monde, les Marocains ont immédiatement imposé un pressing étouffant. Ce début de match audacieux a rapidement porté ses fruits. À la 21e minute, sur une ouverture lumineuse de Brahim Díaz qui a pris la défense brésilienne de court, le milieu de terrain Ismael Saibari s’est présenté face à Alisson Becker. D’un lob subtil et plein de sang-froid, il a débloqué la situation pour faire chavirer le clan marocain (0-1).
Piqués au vif, les hommes de Carlo Ancelotti ont mis quelques minutes à se remettre de ce coup de massue. Mais la Seleção possède en ses rangs des individualités capables de basculer un match sur un éclair. À la 31e minute, bien servi par Bruno Guimarães, l’attaquant vedette du Real Madrid Vinícius Júnior s’est recentré depuis son aile gauche pour décocher une frappe surpuissante et précise, hors de portée de Yassine Bounou (1-1).
Au retour des vestiaires, le rythme est resté très physique, poussant l’arbitre à sortir plusieurs cartons jaunes et obligeant le sélectionneur brésilien à réajuster son milieu de terrain (sorties de Casemiro et Ibañez sous la menace d’un rouge). Si le Brésil a globalement confisqué le ballon en seconde période, le bloc défensif marocain mené par un excellent duo Riad-Diop s’est montré intraitable. En toute fin de match, Alisson a dû s’employer pour repousser une ultime tentative dangereuse d’El Aynaoui, scellant le score final.
Ce match nul fait les affaires des deux nations, qui confirment leur statut de favoris du groupe avant d’affronter des adversaires à leur portée, à savoir Haïti et l’Écosse. Le Maroc prouve qu’il reste ce précieux “poil à gratter” du football mondial, tandis que le Brésil, malgré l’absence de Neymar, montre qu’il a du caractère.