Par Neilley Claude EBESSA
Journaliste kick442.com – Cameroun
On disait le Kpakum en quête de repères, le voici peut-être lancé pour de bon. Dans l’arène toujours hostile de Melong, le Canon Sportif de Yaoundé est allé chercher une victoire au forceps, une victoire de caractère face au Stade Renard (1-0). Un succès qui fera date dans la saison des Mekok Me Ngonda : pour la première fois cette année, les Vert et Rouge parviennent à aligner deux victoires consécutives.
Le hold-up signé Ebogo
Le match a longtemps ressemblé à une partie d’échecs étouffante. Sous la pression des locaux, les hommes de Patrice Noukeu ont fait le dos rond, attendant patiemment que la brèche s’ouvre. Et quelle fin de scénario ! Alors que le Stade Renard pensait avoir fait le plus dur en tenant le nul, le ciel est tombé sur la tête des supporters locaux dans le temps additionnel.
À la 90ème minute (+5), alors que les chronomètres s’affolaient, Junior Ebogo a surgi tel un renard des surfaces — un comble à Melong — pour catapulter le cuir au fond des filets. Un but synonyme de délivrance, qui a plongé le stade dans un silence de cathédrale, brisé seulement par les cris de joie des irréductibles supporters du Canon.
Le Kpakum retrouve son souffle
Cette victoire à l’arrachée sur la plus petite des marges prouve que ce Canon-là possède désormais un mental d’acier. Gagner à Melong n’est jamais une mince affaire, mais le faire avec une telle discipline défensive et ce réalisme glacial en fin de partie est le signe d’une équipe qui gagne en maturité.
Grâce à cet éclair de Junior Ebogo, le Canon ne se contente pas de prendre trois points ; il s’offre une bouffée d’oxygène capitale et un capital confiance enfin stabilisé.
Cap sur Yaoundé : Fauve Azur en ligne de mire
La fête sera pourtant de courte durée. Le Kpakum doit déjà se tourner vers son prochain défi : la réception de Fauve Azur à Yaoundé. Devant leur public, les Vert et Rouge auront l’occasion de confirmer ce renouveau et de transformer cette série de deux victoires en une véritable dynamique de conquête. Une chose est sûre ce soir : le Canon a retrouvé sa poudre, et Junior Ebogo en a été l’artificier providentiel.