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Athlétisme : Les femmes reporters camerounaises prennent une longueur d’avance

by neilley ebessa
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Par Neilley Claude EBESSA

Journaliste kick442.com – Cameroun

 

En marge de la Course Féminine de Yaoundé (COFEY) 2026, l’association SPODEV a organisé, du 21 au 23 avril dernier, un atelier de renforcement des capacités pour les femmes journalistes. Sous le thème « La femme reporter au pas des courses », une vingtaine de professionnelles ont affûté leurs armes pour une couverture médiatique d’excellence.

 

Le siège du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC) a servi de cadre à une immersion inédite dans l’univers de l’athlétisme. Cette initiative, devenue un rendez-vous incontournable, vise à professionnaliser le regard des femmes journalistes sur une discipline aux codes techniques exigeants.

 

Immersion au cœur de la piste : La technique avant tout

Loin des discours protocolaires, les participantes sont entrées directement dans le vif du sujet avec les experts de la Direction Technique Nationale (DTN). Pendant trois jours, l’accent a été mis sur la maîtrise des fondamentaux : comprendre les règlements complexes, décrypter les subtilités des épreuves de lancers, de sauts et de sprints, et surtout, s’approprier le lexique spécifique à la discipline.

L’objectif est clair : permettre à la femme reporter de ne plus être une simple spectatrice, mais une analyste capable d’expliquer au public les enjeux techniques derrière chaque performance.

L’athlétisme raconté par ceux qui l’ont vécu et couvert

Radio, télévision, pressé écrite : à chaque média ses secrets

​Le programme, particulièrement dense, a permis de décliner les spécificités par support. Les professionnelles ont bénéficié de l’expertise de mentors chevronnés pour chaque canal :

  • En Radio : Simon Lyonga, figure bien connue des ondes, a partagé ses précieuses  astuces de terrain . Il a insisté sur l’art de faire vivre l’émotion en direct et de peindre l’action par les mots, une compétence vitale lors des arrivées serrées sur la piste.

 

  • En Télévision : Lydie Makéda a piloté le volet consacré au reportage d’images. Elle a rappelé les principes fondamentaux de la captation en athlétisme, de la gestion des angles de vue à l’importance des plans de coupe pour traduire toute l’intensité de l’effort physique.

 

  • En Presse Écrite : L’accent a été mis sur les éléments essentiels à collecter avant une compétition pour offrir une analyse profonde et documentée aux lecteurs.

​Le partage d’expérience a atteint son apogée avec l’intervention d’Emmanuel Gustave Samnick, monument du journalisme de sport, qui a transmis aux participantes les clés de la rigueur et de la passion.

Le journalisme n’a pas de genre, il n’a que de la compétence », a-t-il rappelé. 

Dans un registre plus personnel, l’ancienne championne et coach en Suisse, Carole Kaboud, surnommée « Maman Cheetah », a marqué les esprits par un témoignage puissant :

Au-delà de la technique, il y a ce côté maternel, cet instinct que nous portons en nous. Sur la piste, je ne suis pas seulement là pour les chronos ; je suis aussi celle qui écoute et qui rassure. En tant que femmes reporters, vous avez cette capacité de voir l’humain derrière l’athlète. Le côté maternel est un outil de compréhension unique pour raconter les échecs et les succès avec une âme que d’autres n’ont pasUn

Sous l’impulsion de Louisette Thobi, les femmes reporters prennent le contrôle de la piste

 

Une organisation portée par des figures de proue

Le succès de cette formation repose sur une synergie entre deux grandes dames du sport camerounais. La coordination a été magistralement assurée par Pryscille Mouadougou, présidente de l’UFRESA-Cameroun. Figure d’autorité dont la plume fait référence, elle a agi comme une mentor, veillant à ce que l’atelier réponde aux réalités brutales du terrain et favorisant un passage de témoin intergénérationnel essentiel.

Cette vision globale est l’impulsion de Louisette Renée Thobi, Secrétaire Générale de la CONFEJES et présidente de l’association SPODEV. Pour cette ancienne athlète de haut niveau, la COFEY doit être un levier de plaidoyer permettant aux femmes de s’imposer dans tous les secteurs de l’écosystème sportif, particulièrement dans les rédactions.

Au terme de ces travaux intenses, la presse sportive féminine camerounaise ressort grandie. En alliant la rigueur déontologique des aînés, le leadership managérial et la sensibilité humaine, les participantes disposent désormais d’une boussole complète. Plus qu’une simple préparation à la COFEY 2026, cette formation signe l’acte de naissance d’une nouvelle génération de reporters spécialisées, prêtes à porter l’athlétisme vers de nouveaux sommets de visibilité. Le “pas des courses” est pris, et la ligne d’arrivée s’annonce prometteuse.

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