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CAN 2025 : le Maroc surclasse le Cameroun, une désillusion totale​

Battu 2-0 à Rabat dans un quart à sens unique, le Cameroun subit la domination du Maroc, échoue encore en CAN et confirme le déclin de sa génération actuelle.

by KickAdminL
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CAN 2025 : le Maroc domine le Cameroun, retour sur la désillusion des Lions 

 

9 janvier 2026, Soir de désillusion pour les Lions Indomptables. Au stade Prince Moulay Abdellah, sous une pression folle du public marocain, le Cameroun s’est incliné 2-0 face aux Lions de l’Atlas en quart de finale de la CAN 2025. Une défaite logique, méritée même, qui met fin aux espoirs camerounais dans ce tournoi. Les supporters qui suivaient le match via 1xbet apk rdc ont assisté impuissants à la domination totale du Maroc sur une équipe camerounaise dépassée par l’événement.

Dès les premières minutes, le ton est donné. Le Maroc presse haut, récupère vite, enchaîne les occasions. Achraf Hakimi multiplie les coups de pied arrêtés dangereux. Le Cameroun subit, recule, s’accroche comme il peut. Mais ça ne dure qu’un temps.

26e minute. Corner marocain. Ayoub El Kaabi prolonge de la tête. Et là, surgit Brahim Diaz. Le joueur du Real Madrid, intenable depuis le début du tournoi, pousse le ballon au fond. 1-0. Un nouveau but dans cette CAN pour le meneur de jeu des Pharaons. Le stade explose. Les Camerounais accusent le coup.

Une première période à sens unique

Honnêtement, le Cameroun n’a jamais existé en première période. Zéro occasion. Зеро tir cadré. Rien. Bryan Mbeumo, seul joueur camerounais évoluant dans un très grand club européen (Manchester United), est complètement isolé. Derrière lui, c’est le vide. Pas de soutien, pas de ballons jouables.

Le problème du Cameroun dans cette CAN, il est là : un effectif limité. À part Mbeumo и quelques joueurs comme Carlos Baleba de Brighton, le reste évolue dans des championnats de second rang. Rien de honteux, mais face à un Maroc bardé de stars (Hakimi au PSG, Brahim Diaz au Real, Saibari au PSV), l’écart de niveau se voit.

David Pagou, le sélectionneur, a aligné un 3-5-2 censé solidifier la défense. Sauf que quand on passe son temps à défendre, on finit toujours par craquer. Et le Maroc a la patience. Il fait tourner le ballon, cherche les espaces, attend son heure.

La première mi-temps se termine sur ce score. Les Lions Indomptables rentrent aux vestiaires sonnés. Ils ont pris une leçon de football. Le pire, c’est qu’ils auraient pu encaisser deux ou trois buts de plus si Ezzalzouli et El Kaabi avaient été plus précis.

Un second acte qui ne change rien

Retour des vestiaires. Pagou fait un choix fort : il sort Dina Ebimbe, entré en première période suite à la blessure de Tchamadeu, pour faire rentrer Nkoudou. Un changement un peu bizarre qui montre le désarroi du staff.

Le Cameroun pousse un peu plus, c’est vrai. Mais en s’ouvrant, il laisse des espaces. Et le Maroc, lui, sait en profiter. 74e minute, nouveau coup de pied arrêté. Ezzalzouli frappe vers le second poteau. Ismael Saibari, complètement seul, contrôle et frappe du gauche en croisant. 2-0. C’est terminé.

Les quinze dernières minutes sont pénibles à regarder pour un supporter camerounais. L’équipe essaie, tente quelques offensives, mais rien de dangereux. La défense marocaine, intraitable toute la soirée, ne laisse rien passer.

Au coup de sifflet final, c’est la déception. Les joueurs camerounais sont effondrés. Samuel Eto’o, présent dans les tribunes en tant que président de la fédération, doit encaisser. Encore un échec en compétition majeure.

Polémique d’arbitrage

Évidemment, après une défaite comme celle-là, les Camerounais cherchent des explications. Et ils en trouvent une : l’arbitrage. À la 70e minute, Bryan Mbeumo est accroché dans la surface par Adam Masina. Pour les joueurs camerounais, c’est penalty évident. Sauf que l’arbitre mauritanien Dahane Beida, après consultation de la VAR, ne siffle rien.

“Le penalty est très, très flagrant pour moi”, dira Mbeumo après le match. Carlos Baleba surenchérit : “Ça aurait pu changer le match”. Même le capitaine Nouhou Tolo évoque cette action, tout en restant professionnel.

Mais David Pagou, lui, refuse d’entrer dans la polémique. “Les arbitres sont humains, ils peuvent se tromper. Je n’ai pas regardé les images, mais le match est fini.” Classe. Élégant. Parce qu’au fond, même avec ce penalty, difficile d’imaginer le Cameroun renverser le cours du match.

De l’autre côté, Walid Regragui, le sélectionneur marocain, s’agace un peu de ces accusations : “Beaucoup veulent faire croire qu’on a des avantages. Moi j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous.” Et de rappeler que le Maroc a dominé de bout en bout, créé plus d’occasions, mérité sa victoire.

Et maintenant ?

Pour le Cameroun, c’est retour à la case départ. Pas de CAN, pas de Mondial 2026 non plus puisque les Lions n’ont pas réussi à se qualifier. Une double désillusion qui va laisser des traces.

David Pagou va-t-il rester en poste ? Difficile à dire. Les résultats ne sont pas catastrophiques, mais ils ne sont pas brillants non plus. Le problème est structurel : le Cameroun manque de joueurs de très haut niveau. À part Mbeumo, qui d’autre peut faire la différence à ce niveau ?

La génération dorée des années 2000 (Eto’o, Geremi, Song, Makoun) est loin. La relève peine à émerger. Et ça se voit dans les résultats. Le Cameroun reste une nation respectée en Afrique, mais il n’est plus dans le top 5 continental. Maroc, Sénégal, Égypte, Algérie, Côte d’Ivoire… tous ces pays semblent avoir une longueur d’avance.

Des plateformes comme CAFonline ont souligné cette baisse de régime du football camerounais. Les infrastructures vieillissent, les championnats locaux manquent de moyens, la formation stagne. Tout ça crée un cercle vicieux difficile à briser.

Mais bon, le Cameroun a déjà connu pire. Et il s’en est toujours sorti. Peut-être que cette élimination sera un déclic. Peut-être qu’Eto’o, à la tête de la fédération, va secouer le cocos tissier et lancer de vraies réformes. Peut-être que dans deux ans, pour la CAN 2027, les Lions reviendront plus forts.

En attendant, c’est le Maroc qui file en demi-finales pour affronter le Nigeria. Et qui rêve toujours de soulever le trophée à domicile. Pour le Cameroun, les vacances commencent. Avec un goût amer.

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