Par Neilley Claude EBESSA
Journaliste kick442.com Cameroun
Le choc tant attendu entre le Sénégal et le Maroc vient de connaître son premier tournant dramatique avant même le coup d’envoi. Krépin Diatta, pièce maîtresse du système de Pape Thiaw, a dû déclarer forfait à la suite d’une alerte physique lors de l’échauffement au stade Prince Moulay Abdellah.
C’est un véritable séisme dans le camp des Lions de la Teranga. Alors que les compositions officielles avaient été annoncées, le piston droit de l’AS Monaco, Krépin Diatta, a ressenti une douleur fulgurante durant les derniers exercices de préparation. Après une discussion rapide avec le staff médical et Pape Thiaw, la décision est tombée : Diatta ne peut pas tenir son rang.
Le baptême du feu pour Antoine Mendy
Pour pallier cette absence de dernière minute, le sélectionneur sénégalais a choisi de lancer Antoine Mendy (21 ans, OGC Nice). Si le jeune latéral a montré de belles promesses durant ses quelques sélections depuis mars 2025, c’est une responsabilité immense qui pèse sur ses épaules : débuter sa première grande finale internationale face à l’armada marocaine.
Le retrait de Diatta modifie radicalement l’équilibre de la rencontre pour deux raisons majeures :
* Défense contre le feu follet Ezzalzouli : Krépin Diatta assurait un repli défensif et une expérience tactique essentiels pour contenir les montées d’Abde Ezzalzouli et les dédoublements de Mazraoui. Antoine Mendy, bien que plus physique (1m87) et solide dans les duels aériens, pourrait manquer de repères face à la vitesse de transition des Marocains sur son côté.
* L’apport offensif sacrifié : Diatta était le principal pourvoyeur de centres pour Nicolas Jackson. Avec Mendy, le Sénégal risque d’adopter un profil plus “verrou” sur l’aile droite, laissant à Sadio Mané et Iliman Ndiaye tout le poids de la création offensive.
* Le facteur psychologique : Le Maroc, porté par son public, pourrait voir dans ce forfait un signe du destin. Walid Regragui pourrait demander à ses joueurs d’insister immédiatement sur le couloir droit sénégalais pour tester la nervosité du jeune Mendy dès les premières minutes.
Le coup d’envoi est prévu dans moins d’un quart d’heure. Le Sénégal saura-t-il transformer ce coup du sort en force collective ?