Par Neilley Claude EBESSA,
Journaliste kick442.com – Cameroun
Réduits à dix pendant plus d’une heure et demie, menés à la 89ème minute, les Aigles du Mali ont renversé les lois du football pour terrasser la Tunisie (1-1, 3-2 TAB). Au cœur de ce miracle : un Djigui Diarra monumental, auteur de deux arrêts providentiels lors d’une séance de tirs au but d’anthologie.
L’enfer avant la délivrance
Le scénario avait tout d’un cauchemar pour le Mali. Dès la 26ème minute, W. Coulibaly laisse ses partenaires à l’abandon après un rouge direct pour une semelle sur Mejbri. S’en suit un siège tunisien, une résistance malienne de chaque instant, jusqu’à ce coup de poignard de Chaouat à la 89ème minute. À cet instant, le Mali est au tapis.
Mais cette équipe a une âme de guerrière. Dans un ultime sursaut, au bout du temps additionnel (90’+6), Lamine Sinayoko arrache l’égalisation sur penalty et envoie les deux équipes en prolongation.
Djigui Diarra : Le mur du Mali

Mali’s guardian. Diarra is the TotalEnergies Man of the Match after a standout display. 🇲🇱🧤
Alors que les nerfs craquent et que les jambes pèsent lourd, la séance des tirs au but commence mal. Le capitaine Bissouma expédie son tir dans les nuages, Nene touche le poteau. On pense alors que la chance a tourné. C’est là que Djigui Diarra a décidé d’entrer dans la légende de cette CAN.
Impérial, le gardien malien a littéralement éteint les espoirs tunisiens :
- Il stoppe d’abord la tentative de E. Achouri, redonnant vie aux siens.
- Puis, sur la balle de match, il réalise un exploit technique rare : un plongeon sur sa droite pour sortir le tir de Ben Romdhane de sa main opposée. Une parade de classe mondiale.
El Bilal Touré, le coup de grâce
Porté par les exploits de son dernier rempart, El Bilal Touré ne tremble pas. Avec un sang-froid glacial, il prend Dahmen à contre-pied pour inscrire le cinquième tir au but, celui de la libération, celui de la qualification.
Le Mali l’a fait. En éliminant une Tunisie qui n’a jamais su profiter de sa supériorité numérique, les Aigles envoient un message fort au reste du continent : pour les battre, il faudra bien plus que onze joueurs. Il faudra faire tomber un mur nommé Diarra.